Alors que l’inflation alimentaire a fortement marqué l’année 2022 et une partie de 2023, les années 2024-2025 sont caractérisées par une accalmie globale. Pourtant, certains produits alimentaires comme le cacao, le café ou encore les boissons restent sous tension, maintenant une pression sur les prix et les marges. Les grossistes agroalimentaires, chaînes essentielles entre producteurs et professionnels de la restauration ou du commerce, doivent redoubler d’efforts pour s’adapter. Cet article propose un état des lieux de la situation en 2025 et des stratégies adoptées par les grossistes.

D’après les dernières données de l’INSEE (avril 2025), l’inflation des prix alimentaires en France s’établit à +1,2 % sur un an. Cette tendance reflète une stabilisation par rapport aux pics enregistrés en 2022 (+13,5 % sur certains mois). Toutefois, les disparités sont importantes selon les produits :

  • Le café a augmenté de +20,6 %
  • Le cacao de +12,5 %
  • Les fruits frais : +9,3 %
  • Les boissons sucrées de +8 %
  • Les produits laitiers : +6,1 %
  • La viande, notamment le porc et la volaille : +5,7 %
  • Le pain et les céréales : +4,4 %

Ces hausses ciblées imposent aux grossistes une veille constante et une gestion par catégorie pour ajuster les prix sans déstabiliser leur clientèle.

La flambée des prix de certaines matières premières (café, cacao, sucre, épices) est due à plusieurs facteurs : aléas climatiques, instabilité géopolitique, tensions logistiques et spéculation. Les produits importés en provenance d’Afrique ou d’Amérique latine sont particulièrement touchés.

La loi EGAlim III, entrée en vigueur le 1er mars 2024, encadre davantage les négociations entre fournisseurs et distributeurs. Elle impose notamment la sanctuarisation d’une part du prix d’achat agricole, limitant les marges de manœuvre pour les renégociations tarifaires. En 2025, les distributeurs ont obtenu une stabilité des prix sur de nombreux produits, ce qui force les grossistes à absorber une partie des hausses.

Pour faire face à la variabilité des coûts, de nombreux grossistes rejoignent des groupements d’achats. Cela leur permet de mutualiser les volumes, améliorer le pouvoir de négociation, et réduire les coûts unitaires. En parallèle, ils diversifient leurs fournisseurs, en allant chercher des sources alternatives moins exposées aux hausses.

Les grossistes adoptent une approche segmentée de leur tarification. Plutôt que d’appliquer une hausse générale, ils adaptent les prix selon la sensibilité des clients : un restaurateur gastronomique pourra absorber des hausses différentes d’une collectivité scolaire. Des offres personnalisées par secteur permettent aussi de mieux cibler les attentes.

Le développement de marques distributeurs (MDD) permet aux grossistes de maîtriser la chaîne de valeur et d’optimiser les coûts. Cela facilite la création de produits avec une meilleure marge tout en maintenant un bon niveau de qualité.

L’utilisation d’ERP, de CRM et de tableaux de bord BI permet de mieux prévoir les fluctuations de coûts, de piloter les ventes par catégorie et d’anticiper les besoins des clients. La traçabilité est également renforcée, gage de transparence et d’efficacité.

Les coûts logistiques représentent une part importante des dépenses. Les grossistes rationalisent les tournées, optimisent le remplissage des camions et investissent dans des technologies de réfrigération plus économes, en lien avec les dispositifs du plan France 2030.

En 2025, certains produits restent particulièrement volatils :

  • Cacao : +12,5 %
  • Café : +10,5 %
  • Sucre : +7,3 %
  • Boissons sucrées : +8 %
  • Fruits exotiques : +6 %

D’autres produits voient leur prix se stabiliser, comme les pâtes, le pain ou les produits laitiers, en partie grâce à la stabilisation des cours du blé et à une production européenne en hausse.

Si l’inflation alimentaire s’est globalement calmée en 2025, les grossistes agroalimentaires ne sont pas pour autant dégagés de toute pression. Face aux hausses ciblées et à un cadre réglementaire plus rigide, ils doivent faire preuve d’agilité et d’innovation. La maîtrise des coûts passe par la mutualisation, la digitalisation, la segmentation des offres et une logistique plus verte. Les acteurs les plus adaptables sortiront renforcés de cette période de transition.

Chez le Groupe Bellon, nous accompagnons les grossistes et acteurs de l’agroalimentaire dans cette transformation en mettant à leur disposition des solutions personnalisées de gestion et de traçabilité. Notre ERP permet, par exemple, d’automatiser les processus critiques comme les commandes, la facturation ou le suivi des stocks. Cela garantit une réduction des erreurs, un gain de temps et une meilleure visibilité sur les coûts. Dans un contexte où chaque centime compte, optimiser sa gestion devient un véritable levier de performance.